Les
marins du port-Louis
Les
marins port-louisiens dans la première guerre 
24
février 1915 - Premier navire
perdu dans l'Adriatique, le Dague
saute sur une
mine.
- Jean Le Loher fait partie des 39
rescapés.
27
au 28
avril 1915 dans la nuit, le Léon
Gambetta
croiseur cuirassé de 12500 tonnes (Capitaine de vaisseau
André) assure le blocus de l'Adriatique. Il est
torpillé
par l'U5 cdt
Von Trapp.
Pas de signal de détresse faute
d'électricité. Evacuation dans le calme. Un canot
prévu pour 58 hommes est chargé de 108 et
grâce au
temps très calme parvient à rejoindre la
côte
italienne et donner l'alerte. 684 victimes.
Les port-louisiens :
- François
Tulard, qui passe 14
heures dans l'eau avant d'être receuilli,
- François
Galloudec, quartier-maître
- Pierre
Levagueresse, matelot
chauffeur,
- Louis Lescoet,
matelot,
font partie
des
108 du canot.
30 octobre 1915 - Le sous-marin de 400
tonnes Turquoise
est capturé par les turcs après avoir combattu
pendant 10
jours et réussi le passage des Dardanelles.
- François
Kerlo, quartier-maître mécanicien,
décède de
la grippe espagnole pendant sa captivité.
 |
|
Le sous-marin Monge -
400 t - coll. part.
|
29
décembre 1915 - Le sous-marin Monge
est
abordé par le croiseur autrichien Helgoland lors
d'une attaque et coule
avec son commandant Rolland Morillot.
Tout l'équipage est
sauvé dont :
- Crépin Rio, port-louisien de la
petite
rue.
8
février 1916 - Le croiseur de
4700 tonnes Amiral
Charner
est torpillé et coule en trois minutes entraînant
la
plupart de l'équipage. Seuls restent en surface deux groupes
d'hommes (50 et 14).
Le 13 février un seul homme :
- Cariou, le
quartier-maître canonnier, est sauvé par
le
remorqueur Laborieux.
- Joseph Rio de Locmalo est parmi les victimes.
26 février 1916 - Le croiseur
auxiliaire Provence II
de
15000 tonnes est torpillé entre Crête et
Grèce par
l'U35
commandé par Arnault de la Perrière. Il
parvient
à lancer un signal de détresse et le paquebot
hôpital Canada
et les contre-torpilleurs Fantassin
et Cavalier
sauvent 1300 personnes sur les 2450 embarquées. Parmi les
survivants :
- Jean Clunet médecin de Kerzo,
- Joseph Danic de
Locmalo.
18
mars
1916 - Le torpilleur Renaudin
est torpillé dans l'Adratique. 36 rescapés dont
:
 |
|
Le cuirassé
Suffren - 12700 t - coll. part.
|
26
novembre 1916 disparition du
cuirassé Suffren
avec à son
bord :
- François Jego de Locmalo,
torpillé
par l'U52
au large du Portugal.
27
juin
1917 - Le croiseur Kleber
saute sur une mine : 38 victimes.
- Auguste Rio,
- Auguste Bourdais
sont sains
et saufs.
22 août 1917 - L'affaire du Kleber,
trois
mâts goélette armé d'un canon de 47
attaqué
par un sous-marin se défend tant et si bien que celui-ci
abandonne non sans avoir perdu et
récupéré un de
ses membres d'équipage. Le patron et le second y perdent la
vie.
14 bateaux de Port-Louis,
essentiellement des
dundees,
sont coulés par des sous-marins dont : Fleur
d'espérance
- Etoile polaire - Eugène et Lucie - Le frère des
5
sœurs - Jeune Albert - Reine Hortense - Ami de Dieu -
Thérèse et Marthe - Bayard sans peur - Maurice
Barrès - Angélus - Jeanne Geneviève
Les
marins port-louisiens, victimes de la guerre 1914-1918 
Août 1914. L’Europe prend feu. Qui pourrait
imaginer que la guerre fraîche et joyeuse, brève
et victorieuse que prédisent les augures va devenir le plus
terrible massacre de tous les temps ? Qui oserait penser que
pas une ville, pas un village de France ne serait
épargné ?
La mobilisation générale des Armées de
Terre et de Mer à peine proclamée, les
Port-Louisiens en âge de combattre vont, comme tous les
Français, être appelés sous les
drapeaux. Qui sont ces jeunes gens ? Pour la plupart,
qu’ils soient mariés ou célibataires,
riches ou pauvres, leur activité professionnelle est, en
majorité, en rapport direct ou indirect avec la mer, la
pêche étant alors la première
pourvoyeuse d’emplois. La logique voudrait qu’une
partie importante de ces malheureux futurs combattants soit
appelée à servir sous le pavillon de la Marine
Nationale. Il n’en est rien.
La guerre sur terre se
révèle très vite une terrible mangeuse
d’hommes. L’Infanterie « reine
des batailles » a sans cesse et de plus en plus
besoin de chair fraîche. La Marine, pour sa part,
n’est pas amenée à passer
immédiatement à l’action et la guerre
entière s’écoulera sans autre grande
bataille rangée navale que celle du Jütland, bien
que les combats soient devenus de plus en plus acharnés en
Méditerranée, avec la campagne des Dardanelles,
ainsi qu’en Manche et en Atlantique, du fait de
l’intensification par l’ennemi de la guerre
sous-marine. Les besoins en hommes sur mer étant moins
pressants, nos Port-Louisiens sont majoritairement amenés
à combattre sur terre, loin de leur
élément naturel. C’est pourquoi,
lorsqu’on énumère la trop longue
litanie des « Morts pour la
France », on en dénombre beaucoup plus
victimes des fronts du Nord et de l’Est que morts en mer ou
sous les couleurs de la
« Royale ». C’est sur
cette minorité que je voudrais me pencher
aujourd’hui.
Et,
d’abord, parlons chiffres. Chiffres monstrueux, puisque
derrière eux, se dissimulent des vies et des familles
brisées. Si l’on en croit les noms inscrits sur le
monument aux morts, la Grande Guerre serait au total responsable de la
mort de 133 Port-Louisiens. Parmi eux, 23 seulement, si l’on
ose dire, donnèrent leur vie sous l’uniforme de la
Marine, ce qui ne signifie pas qu’ils moururent en mer.
Avant de poursuivre, un
bref aparté. Les statistiques officielles des victimes ne
tiennent pas compte de tous les décès survenus
après la guerre, même s’ils
étaient directement dus à celle-ci :
gazés, infirmes, suicidés, malades (typhus,
paludisme, dysenterie et autres horreurs) nombres d’entre
eux, décédés bien après la
fin des combats, n’ont pas droit à une inscription
sur un monument. Les chiffres cités ci-dessus seront donc
toujours sujets à caution…
Revenons à
nos marins dûment recensés. L’avance
allemande à travers la Belgique, la course vers la mer et
les ports de la Mer du Nord sont à l’origine des
premiers rudes combats en un lieu demeuré
célèbre : Dixmude. C’est
là que s’illustrent pour la première
fois nos concitoyens combattant sous l’uniforme des
fusiliers-marins. Bataille terrestre, certes, mais menée
avec la participation au
premier rang des troupes de la Marine, sous les ordres de l’Amiral
Ronarc’h .
Parmi ces
fusiliers-marins, un officier port-louisien se distingue
particulièrement : le lieutenant de vaisseau Georges Duc,
futur Amiral, chef d’une batterie d’artillerie de
marine dans la Woëvre, gravement blessé lors de
l’explosion d’une
« marmite ». Il survivra et
reprendra le combat…
Malheureusement pour
eux, d’autres garçons de chez nous se trouvent aux
premiers rangs de cette furieuse bataille et y laissent la
vie :
- Jean Moullac,
26 ans, domicilié rue du Nord, le premier
d’entre eux chronologiquement, semble être le
fusilier-marin, frappé
à la tête le 21 octobre d’un
éclat d’obus qui le tue net. Il est
enterré sur place.
- Albert Jacob,
25 ans, matelot-fusilier et, comme lui, du 1er
Régiment
de fusiliers-marins, perd la vie au même endroit et le
même jour,.
- Eugène Jego,
45 ans, de la rue du Port en Locmalo, premier
maître, père de cinq enfants, blessé
sur
l’Yser,
près de Dixmude, est ramené le
24 octobre à l’hôpital temporaire de
Rossendaele, non loin de Dunkerque, où il
décède le 26 au soir.
- Julien
Kerneur, 20 ans, un autre habitant de Locmalo, est blessé
grièvement d’une balle dans le dos sur le
même champ de
bataille et ce même 24
octobre et sous le même uniforme. Il meurt à
l’hôpital de Dunkerque le 27.
La liste des marins
morts ne s’interrompt pas après les combats dans
le Nord :
- Pierre Le Port,
malouin domicilié à Locmiquelic ,
embarqué sur le Descartes,
va se faire tuer en
1915 au Mexique lors d’une opération
de maintien de l’ordre.
- Vincent Bozec, 25
ans, marin-canonnier, meurt peu
après au Bois de la Gazelle le 1er
juillet, au sein du 163e R.I.
- François
Graignic, 36 ans, fusilier-marin, succombe à ses
blessures le 23 en Belgique, à
l’ambulance de La Panne.
- Jean-Pierre Raut, 40 ans,
marin-pêcheur
incorporé dans
l’Infanterie de Marine, père de
trois enfants, est tué sur la Marne, le 26
septembre, d’une balle en plein front.
- Joseph Le Fée, 25
ans, se
tue accidentellement en service
commandé à Saint-Nazaire le 15 octobre.
Le
8 février
1916, le vieux croiseur-cuirassé Amiral
Charner est torpillé au large de Beyrouth et
sombre en trois minutes. Il n’y aura qu’un
survivant, le quartier-maître Cariou, de Clohars-Carnoet.
Parmi les 426 victimes, on compte le
quartier-maître-chauffeur Joseph Rio,
de Locmalo , âgé de 35 ans.

Amiral
Charner. Dessin Léon Haffner -
Coll.
part.
La
même
année, bien loin de là, au retour des bancs de
Terre-Neuve et de Saint-Pierre-et-Miquelon, la goélette Xénophon est
coulée par un sous-marin . René
Jupier, du Driasker, disparaît avec tout
l’équipage. René
Jupier n’est qu’un
marin-pêcheur: mort de fait de guerre, il
n’aura pas droit à son nom sur le Monument, ni au
titre «Mort pour la
France»… mystère des arcanes
militaires…
Le
23 octobre, on
célèbre la messe d’enterrement du
marin-canonnier Joseph Ribler, mort
après six mois d’hôpital à
Angicourt. Né à Quiberon, Joseph
Ribler était devenu Port-Louisien par son mariage
avec Françoise Rio, de l’Avancée.
C’est
le 26 novembre que le cuirassé Suffren,
retour des Dardanelles, est torpillé
au
Nord-Ouest de Lisbonne par le sous-marin U52. Au nombre des
716 morts,
figure le matelot sans spécialité François
Jego, de Locmalo.
L’année
1917 s’annonce, pour les Port-Louisiens sous de moins
funestes auspices. Pas pour longtemps ! S’il faut
attendre le 7 avril pour déplorer le premier
décès (Caporal Pierre Druais, tué
à Laffaux), la litanie va reprendre, pour nos marins, le 24
septembre, à Rousbrugge, en Belgique, quand est
tué le matelot Marcel Jan
du 1er régiment de fusiliers.
C’est
ensuite
le matelot Joseph-Aimé Danic,
qui disparaît avec le chalutier Henri,
de Saint-Jean-de-Luz, coulé le 12 octobre, par la
tempête, dira-t-on. Nul n’en sait rien.
Joseph-Aimé Danic fera partie des «Morts
pour la France».
1918
sera
l’année la plus noire des marins de Port Louis.
Elle commence, le 22 février par le
décès à Salonique du
quartier-maître mécanicien Auguste
Bourdais qui avait échappé
à la mort au cours du naufrage du
Kleber, le 27 juin précédent. Il est
brûlé accidentellement dans sa chaufferie par un
feu d’essence et agonise près de dix
jours…
-
Le 12 avril, le
quartier-maître infirmier Robert
Keruhel meurt en Grèce. On meurt beaucoup, sur le
front d’Orient, surtout de maladie, de privation, de
misère. Un infirmier y est en première ligne.
-
Eugène
Tuauden,
quartier-maître mécanicien du cuirassé Vérité, meurt
à Tarente, âgé de 34 ans, le 26
août,
-
Le 11 octobre,
disparaissent en mer, lors du torpillage par un sous-marin du dundee Bayard Sans Peur, André
Formal, novice de 17 ans, et Jean-Pierre
Tuauden, matelot de 35 ans.
-
Le 14 novembre, arrive
la nouvelle de la mort du quartier-maître
mécanicien François
Kerlo. Fait prisonnier par les Turcs sur le sous-marin Turquoise le 30 octobre 1915, lors de la
lamentable tentative de percement de détroit des
Dardanelles, il succombe à la grippe espagnole dont il
était atteint lors de son arrivée à
l’hôpital Haïder Pacha… le 11
novembre!
-
Le 2
décembre 1918, à l’Hôpital
Maritime de Port-Louis, décède, à 41
ans, le matelot sans spécialité Auguste
Evano, précédemment affecté
à la Défense Fixe.
Enfin,
le 6
février 1919, car à cette date, on
l’oublie, nous sommes toujours en guerre dans les
Dardanelles, le matelot-mécanicien de 25 ans Emile
Vervial disparaît à jamais en mer avec
le remorqueur Paris. Il vient clore
la liste des victimes engagées, appelées ou
mobilisées sur place par la marine Nationale, la marine
Marchande ou la Pêche dans le quartier de Port-Louis.
En conclusion de cet
article, un dernier souhait : que je n’aie pas omis
de citer une des malheureuses victimes de cette épouvantable
tragédie ; une dernière
remarque : il ne faut pas oublier tous ceux qui, malades,
blessés, infirmes, estropiés à vie
dont on parle si peu,
«écrasés »
qu’ils sont toujours par le poids de ceux qui sont
morts.
Extrait
de « Ceux du Blocus.
Les
Dardanelles
Dessin
Paul Chack
C’est
son neveu qui mena
l’évasion du Jean Bart en 1940 et est
enterré à Port-Louis.
Voir Chroniques
Port-Louisiennes, Les Gens de Mer,
été 2001
Portrait de Ronar'ch
La
guerre de 1939-45 à Port-Louis
Petite
chronique de la ville (1939-45)
1939
Jeudi
2 - vendredi 3 Février -
Arrivée de deux contingents (180+280) de
réfugiés
espagnols. Ils sont logés dans l'ancien hôpital
maritime
fermé depuis le 01/08/36.
Semaine du 20 au 27 Août -
La Citadelle est remplie de marins réservistes
rappelés en attendant la mobilisation
générale.
Vendredi 1er Septembre -
Les
affiches
annonçant la Mobilisation Générale,
à
compter du 2 Septembre, sont apposées. Le tocsin sonne.
A partir du 2 Septembre -
Port-Louis
s'organise pour faire face à la situation de guerre. Les
sonneries de cloches sont réservées aux alertes.
On
constitue des équipes de lutte contre les incendies dus aux
bombardements. On se prépare aussi à accueillir
de
nouveaux réfugiés, français cette fois.
Jeudi 21 Septembre -
Annonce du
décès du premier port-louisien mort pour la
France :
Louis Dréano, victime de la destruction du navire le Pluton
A partir du 30 Novembre -
Deux
comités sont constitués, l'un, cantonal,
présidé par Mr le Nezet, Conseiller
Général-Maire de Plouhinec, le second, municipal
présidé par Mr QUuerzérho, 1er
Adjoint,
remplaçant Mr Charrier, Maire, mobilisé. Ces
comités sont chargés sous la conduite de Mlle
Louise
Samson de distribuer des secours aux familles sans ressources et des
colis aux marins et soldats. Une permanence est installée 6,
rue
de la Citadelle.
1940
Jeudi
18 avril - Un cyclone qui a
duré toute la journée cause des ravages
importants.
Mercredi 5 Juin -
Port-Louis
accueille un grand
nombre de réfugiés du Nord de la Franoe. Ils sont
logés dans des maisons particulières et
à l'ancien
hôpital maritime.
Dans la nuit du 7 au 18 juin -
Des
avions
ennemis survolent la rade et bombardent Lorient, la D C A tente de s'y
opposer. On annonce l'arrivée imminente des allemands. C'est
le
sauve qui peut général. On s'embarque sur tout ce
qui
flotte, on sabote ce qui peut l'être, les magasins
à
poudre de l'île St Michel, les réservoirs de
carburant du
port de pêche, ceux de l'Arsenal etc... On frise la panique.
Vers 15 heures le chalutier LA TANCHE
de
Fécamp saute sur une mine dans les courreaux de Groix et
disparaît en quelques minutes. Il y avait plus de 200
personnes
à bord. Il n'y aura que 10 survivants.
Vendredi 21 Juin -
Arrivée des
premiers allemands : deux officiers d'abord, puis deux soldats sur une
motocyclette, qui s'arrêtent à l'angle de la
Grand'rue et
de la rue de la Marine et entrent au café Le saec
(aujourd'hui
pâtisserie "La petite marquise").
A partir du lundi 24 juin -
Les
allemands
s'installent à la citadelle d'abord, puis à
l'école
de la Radio. La kommandantur établit ses quartiers dans la
grande maison "Ty huella" (aujourd'hui la mairie). L'heure allemande
est imposée : +2 heures sur le soleil.
Samedi 17 Août -
Toutes
les sonneries
de cloches sont interdites. Le réveil est assuré
par le
clairon allemand qui retentit tous les matins à 6h30 sur la
place de l'église et à la Citadelle.
A
partir de la fin de l'été -
Plusieurs raids de
l'aviation anglaise ont lieu. Celui du 27 septembre est
particulièrement violent. Des bombes tombent sur les
Pâtis. Les servants d'un canon anti-aérien de la
rue de la
Brèche sont tués. Ils sont aussitôt
enterrés
dans le terrain de foot-baIl.
Le vendredi 25 Octobre -
une bombe
détruit entièrernent la salle de danse du
Café du Lohic, les habitants ont pu se sauver.
Dans la nuit du 17 au 18 novembre -
Huit
bombes tombent sur l'actuelle rue de Kerzo. La maison de Mme Yves
Richard Laurens est démolie. Il n'y a pas de victime.
Le 23 Décembre -
Le cdt
Estienne d'Orves enrôle le Docteur Tual dans la
Résistance à la tête du secteur de
Lorient
Le 28 décembre -
Trois
maisons sont endommagées rue de l'Entente Cordiale
1941
Nuit
du 12 au 13 Janvier - Nouveaux
dégâts rue de Gâvres et dans le jardin
de l'Hôpital-Hospice
Nuit du 15 au 16 Mars -
Le mur du
parc de
l'école de Radio est en partie démoli, des vitres
ont
volé en éclats un peu partout
Nuit du 21au 22 Mars -
Deux
frères
sont tués dans leur lit, Pierre et Louis Guillo (13 et 9
ans).
Leur mère est gravement blessée.
Nuit du 20 au 21 Mars -
Nouveau raid
meurtrier. On déplore 6 tués à
Locmiquélic,
plusieurs blessés et des maisons démolies.
Le 22 Juin - Sur la
vedette qui fait
le
service Lorient-Port-Louis, un français refuse de
céder sa
place à un officier allemand, des coups sont
échangés. Le français est
arrêté
à l'arrivée.
Samedi 5 Juillet -
Plusieurs bombes
sont
tombées entre la Petite Rue et la Chapelle St Pierre. Les
magasins Lappartient sont démolis. Une bombe, au chevet de
St
Pierre, n'a pas explosé. Les Allemands la font sauter le
lendemain à 11 heures.
Nuit du 22 au 23 Novembre -
Bombardement violent : des bombes tombent sur les rochers du Lohic et
dans la mer
Le 15 Octobre - Le
Secours National
installe
un Cours Ménager dans deux pièces du 6 rue de la
citadelle. Il est interdit de prendre des photos. Quatre jeunes gens de
Locmiquélic seront arrêtés à
Riantec pour
l'avoir ignoré.
Nuit 31 au 1er janvier -
Comme les
années précédentes les allemands
fêtent,
à leur façon, le passage d'une année
à
l'autre : à minuit coups de feu, fusées,
sirènes... mais avec moins d'intensité que
l'année
précédente (commentaire de l'abbé le
Bîhan : leur
étoile commencerait-elle à palir?)
Mardi 30 Décembre -
Premiers froids : il gèle.
1942
Le
28 Avril - Dans
l'après midi, 400
femmes et enfants manifestent à la mairie pour
réclamer
une ration de pain équivalente à celle des
lorientais et
pour que les matières grasses, les confitures et l'alcool
à brûler soient distribués en
quantités
suffisantes. A l'école du Centre, Mr Le Luern, instituteur,
fait
chanter La Marseillaise à ses élèves
pendant que
les Allemands défilent bruyamment sous les
fenêtres de sa
classe. Il n'y a pas de petits actes de résistance.
Dimanche 31 Juin - Pour
la
première fois on célèbre la
fête des mères
Vendredi 3 Juillet -
L'Hôpital-Hospice
est évacué. Il va s'installer au
château du
Crévy, commune de la Chapelle-Caro. Le transport se fait en
autocar. Il ne reste à l'hôpital qu'un gardien, un
jardinier et les...quatre vaches
Dimanche 23 Août -
Kermesse pour les
prisonniers. Le maire et le curé sont présidents
d'honneur. Dans l'adversité, les port-louisiens savent
oublier ce
qui les divise.
1943
Vendredi
5 Janvier - Bombardement de
0
à 7h et de 20 à 22h. 13 maisons sont
incendiées
à Locmalo et du côté des
Pâtis. Les
Port-Louisiens s'apprêtent à quitter la ville.
L'évacuation commence...
Samedi 23 janvier - 9
maisons
incendiées rue des Dames, 3 dans la rue de la Pointe. Tous
les enfants sont partis.
Samedi 13 février -
Bombardement
terrible et désastreux pour l'église N.D. 30
à 35
maisons sont incendiées ou détruites notamment
dans le
quartier de la Brèche et la Gendarmerie. A Locmalo, la
criée et les baraquements du Driasker sont
détruits. On
déplore deux victimes : Mr JAacquet et Mlle
Auché.
Les
derniers jours de février l'évacuation
s'accélère. Il ne reste plus que 400 personnes
à
peu près.
Dimanche 7 mars - A
21h30, Pierre
Allano, 42 ans, est tué par deux soldats allemands, sans
raison apparente.
2
Avril - 60 maisons sont
endommagées
Le 8 Avril -
Notification du
classement dans la liste des monuments historiques de la statue de
Saint Elysée (bois polychrome).
En octobre - Les
journaux annoncent
que la
ville de Nanterre a adopté comme filleule la ville du
Port-Louis
sinistrée. Cette bonne nouvelle n'aura pas de suite, mais le
15
novembre, c'est l'arrondissement de Carpentras qui réalise
le
parrainage.
1944
Le
2
février - Départ pour l'Angleterre
de l'Aliette-Jacky,
patron Joachim
Guiguen.
Le 21 mars - Arrestation
au
Port-Louis de Ramon Nieto. Il sera fusillé à
Rennes le 8 juin 44.
En Mai -
Création, sur
l'ordre du
Général Duwert, à la Citadelle, d'un
tribunal
d'exception pour juger les patriotes. Ce tribunal prononcera 69
condamnations à mort
Le 25 mai - Arrestation
du
Maréchal des logis-chef Marmet, Cdt de la brigade du
Port-Louis. Il mourra en déportation.
6 JUIN -
Débarquement des alliés en Normandie.
Vendredi 11 Août -
Par
ordre des
autorités allemandes, les habitants évacuent la
ville
à 17h. Le motif invoqué : des chants et des
attitudes
jugés provoquants. Ne restent au Port-Louis qu'une vingtaine
de
personnes attachées au service des allemands.
Fin Août - Les
contours de
la Poche de LORIENT sont stabilisés.
Le 27 août -
Un
dépôt de munitions saute à Kerbel
(Batterie de Kerlugerie).
1945
Lundi
7 mai - Les batteries
américaines tirent sans raison apparente sur Port-Louis. Une
dizaine de rnaisons sont détruites rue St Louis et rue de la
Marine. Un groupe FFL commandé par l'I.P.A.N Winter occupe
Port-Louis et Gâvres. Winter devient Cdt de la place de
Port-Louis
Mardi 8 Mai -
Proclamation
officielle de la
réddition allemande signée la veille à
Etel.
L'entrée et la sortie de la poche sont interdites
Le 18 Mai -
Découverte du
charnier de la Citadelle
19 Mai - Exhumation et
identification de 69
cadavres de patriotes. Les port-louisiens retrouvent leurs maisons
détruites ou pillées. Dans les rues de la ville
abandonnée, la végétation a repris ses
droits.
Certaines herbes atteignent un mètre de haut.
 |
|
Le mémorial
à l'intérieur des remparts
|
Le
charnier 
Les fusillés de la citadelle
Les
actes de
décès de
l'État-Civil de Port-Louis, le procès-verbal des
signalements qui ont permis leur identification ne suffisent pas
à imaginer qui étaient ces résistants
ni ce qu'ils
ont vécu. Les récits de leurs familles et de
leurs
camarades survivants, les photos rassemblées par le
Comité du Souvenir, de nombreux livres sur la Guerre en
Bretagne, permettent d'en perpétuer la mémoire.
Ils appartenaient à des corps de métiers
très
différents : il y avait des militaires dont quelques
gendarmes
et des anciens marins, mais aussi des cultivateurs, des ouvriers, des
mécaniciens, des artisans, des employés, des
étudiants et leur professeur...
Beaucoup étaient voisins, amis, et quelquefois parents, ils
ont
été pris au cours d'actions de "terrorisme", sans
papiers
ou les armes à la main, mais aussi dans des rafles, le plus
souvent chez eux, au lever du jour, sans doute sur
dénonciation.
Ceci dès le mois de février 1944, et
jusqu'à fin
juillet, alors que le Débarquement avait eu lieu et que les
villes du reste de la Bretagne étaient
libérées.
Leurs actions avaient alors pour but d'empêcher que les
Allemands
ne sortent de la "poche" de Lorient et apportent du renfort
à
leurs troupes en Normandie.
Il
semble y avoir
une femme parmi les 6 inconnus. Cela en ferait deux
avec le 70ème cadavre, de femme aussi, qui a
été
trouvé récemment (1995) à
l'intérieur de la
Citadelle.
Les hommes identifiés étaient tous
célibataires,
sauf quatre. Ils avaient de 18 à 25 ans, sept seulement
étaient plus âgés. Ils venaient presque
tous du
Nord-Ouest du département du Morbihan ou de la bordure Est
du
Finistère.
Selon les témoignages, des survivants emprisonnés
avec eux
au Fort de Penthièvre, quelques uns ont
été
emmenés directement à la citadelle de Port-Louis,
mais
pour la plupart, ils sont passés par les salles de torture
des
prisons de Locminé et de Penthièvre. Quelques uns
ont
été condamnés à
Quimperlé.
Théodore
Le Dortz, détenu à la
citadelle de
Port-Louis en mai-juin 1944, a raconté ses souvenirs dans un
article de Ouest-France en date du 8 mars 1947, repris par Roger Le
Roux dans son livre Le
Morbihan en Guerre, page 507 :
"Trois cellules,
trois caves plutôt, froides et humides, s'ouvrent sur un
petit
jardin entouré de barbelés..."
LES 69
FUSILLES DE LA
CITADELLE
Côtes du Nord,
Gouarec
LE BAIL Louis, 21 ans
LE MOULEC Jean, 18 ans
Lescouet-Gouarec
LE CORRE Joseph, 20 ans
Finistère,
Querrien
HENRIOT François,
24 ans
LE DUIGOU René,
22 ans
LE GALLIC François,
40 ans
Quimperlé
HASCOAT Jean, 21 ans
KERMABON André,
22 ans
LE JAN Yves, 25 ans
MAHÉ François,
20 ans
Scaer
CORÉ Jean, 20 ans
LE COZ Jean, 23 ans
LE GUIFF Jean, 36 ans
Morbihan,
Cléguérec
FRABOULET Jérôme,
25 ans
GUILLO Mathurin, 22 ans
HOUARNO Rémy, 24
ans
LESCOUET Albert, 23 ans
MAUBÉ Louis, 23
ans
Groix
BARON Pierre, 19 ans
Guéméné s/ Scorff
FEUILLET Jean, 21 ans
MARTIN Jean, 23 ans
MAZÉ Émile,
50 ans
TRÉBUIL Aimé,
23 ans
TRÉBUIL Francis,
19 ans
Guiscriff
MORVAN Pierre, 20 ans
Hennebont
LE CHENADEC Alexandre, 21 ans
Lanouée
COMMUN Jean, 19 ans
Lanvénégen
EVENNOU Fernand, 22 ans
LE MESTE Jean, 19 ans
LE MOËNE Georges,
22 ans
MAHOT Louis, 22 ans
MAUVAIX André, 25
ans
MORLEC Jean, 34 ans
PERRON Lucien, 18 ans
POULHALEC Georges, 20 ans
RIOU Jospeh, 21 ans
Locmiquélic
LE TREQUESSER Joseph, 28 ans
Lorient
ROYANT Pierre, 19 ans
Meslan
HERVÉ Pierre, 40
ans
LAVOLÉ Joseph, 27
ans
LE SOLLIEC Joseph, 21 ans
Moustoir Rumengol
DONIAS Henri, 23 ans
Naizin
AUDO Alphonse, 22 ans
GAINCHE Marcel, 24 ans
ROUILLÉ André,
22 ans
Noyal Pontivy
COGET Michel, 22 ans
COGET Noël, 19 ans
Plouay
COTONNEC Joseph, 19 ans
HELLO Raymond, 21 ans
LE GLOANEC Joseph, 22 ans
VALY François, 24
ans
Pluméliau
JUSTUM Roger, 24 ans
LE TUTOUR Mathurin, 20 ans
MORVAN Eugène, 22
ans
Pontivy
GAILLARD Henri 21 ans
LAUNAY Léon, 23
ans
LE CUNFF Roger, 21 ans
LE GOFF Gabriel, 22 ans
Silfiac
BOGARD Yves, 23 ans
BOURLAY Paul, 24 ans
Saint Thuriau
DELOFFRE Jean, 19 ans
NIVOIX Jean, 22 ans
Domicile Inconnu
PERENNOU Bertrand, 22 ans
et 6 FUSILLÉS ANONYMES
|
Henri
Laurent : instantané d'un photographe port-louisien

La carte
postale permet de lever le voile sur une époque que nous
situerons de 1898 à nos jours, en nous limitant à
Port-Louis. Témoignage d’une époque,
archive photographique de l’activité humaine,
moyen de communication et d’information, reflet de la vie
quotidienne, la carte postale est une référence.
Patiemment rassemblés pendant des années, ces
“petits trésors”, rangés dans
les albums, oubliés dans les greniers, renaissent un jour
par celui qui les découvre, par les collectionneurs.
Dans le domaine de la carte postale, Port-Louis intéresse
beaucoup les collectionneurs, par ses scènes de rues
animées, par les gros plans sur des scènes de
marchés, de pêche sur les quais, mais aussi par
des thèmes intéressants comme les usines de
conserverie, les scènes folkloriques.
Sur la période 1900 – 1921, ont
été recensées environ 700 cartes
différentes, et jusqu’à nos jours,
c’est globalement près de 2000 cartes qui ont
été éditées. Plusieurs
raisons à cet intérêt pour Port-Louis :
- Port-Louis était, au
début du XXème
siècle, connu pour être une station
balnéaire, avec le passage des bateaux à vapeur
qui traversaient la rade.
- Port-Louis était une ville de
garnison, à la
citadelle, et disposait d’un hôpital de la Marine
desservi par le “bateau hôpital”
dénommé familièrement “Le
Patouillard”. La carte postale représentait pour
nos soldats un des seuls moyen de communication.
- Port-Louis connaissait une bonne
activité, autour des ses
ports, de ses usines, de ses marchés. Ses sites, les
remparts, la citadelle, ses rues de caractère, tout cet
ensemble a attiré de nombreux curieux, et notamment les
photographes.
Parmi eux, il en est un qui nous intéresse plus
particulièrement, Henri Laurent, photographe né à Port-Louis en 1880,
que nous allons essayer de découvrir à travers
les photos et témoignages que nous avons pu
réunir.
Sa vie
Carte postale montrant ses
fiançailles avec Jeanne Nel
née le 24 juillet
1882 à Rennes.
|
Autre
carte
représentant leur mariage le 28 janvier 1907
dans un hôtel restaurant de Rennes.
On remarquera la richesse des
toilettes,
notamment des dames,
qui témoigne d’un mariage
“bourgeois”.
|
 |
 |
| Fiançailles
: souvenir du 28 septembre
1905 - Coll.Part. |
Mariage : souvenir du
28 janvier
1907 - Coll.Part |
Ils
vécurent les premières années
à Rennes,
puis ils emménagèrent
à Port-Louis
dans une maison,
au 14 (aujourd’hui le 26) rue de la Citadelle.
Ils n’eurent pas d’enfant.
H. Laurent y mourut en 1960.
Son épouse y
décéda
l’année suivante.
Ils sont enterrés
à Port-Louis. |
Ses travaux
Fin du
XIXème, début du XXème
siècle, Henri Laurent trouva dans le
développement de la carte postale, matière
à concrétiser ses aspirations de photographe. Il
créa sa petite maison d’édition sous
l’appellation “Collection
H. Laurent
Port-Louis”. Il parcourut en voiture la Bretagne
et
réalisa près de 4000 clichés
commercialisés, représentant l’ensemble
des départements bretons, plus particulièrement
le Morbihan et le Finistère, mais il posa aussi son
trépied dans les régions de Pornic, Cancale,
Saint-Malo, etc. Il était photographe mais
n’effectuait pas les tirages qu’il faisait faire
par des laboratoires. Il réalisait également des
photos pour d’autres éditeurs. Ainsi on trouve des
cartes postales avec comme éditeur HLM : ce sont des
photos
de H. Laurent, réalisées par le laboratoire
Maillot de Saint-Malo. On
trouvera
également des cartes avec la
référence du “casque” HLM-HL.
Il
travaillait
avec un appareil à trépied, en
cherchant à fixer les images sur des plaques de verre.
Sa
carrière s’étale sur plusieurs
périodes qui correspondent à
l’évolution de la carte postale.
- 1900
- 1905. L’âge
d’or de
la carte
postale, que l’on peut porter à 1910 pour Henri
Laurent.Les clichés du début ont
été de bonne qualité. On lui doit
durant cette période des beaux documents qui font le plaisir
des collectionneurs et qui se placent parmi les plus belles cartes de
Bretagne. On lui reprochera plus tard d’avoir
été trop “commercial”, lui
reconnaissant de savoir utiliser les champs larges.
Exemple
de champ large
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La place du Marché - Coll.H.
Laurent - Port-Louis
|
Ces prises de vue représentent un témoignage
fidèle de la vie de cette époque. A travers ces
cartes on peut retracer la vie à Port-Louis en ce
début du XXème siècle.
Il réalisa des cartes en studio ou dans son jardin, contre
un grand mur de pierres.
 |
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Henri
Laurent en costume breton. Photo
H. Laurent. Coll.
Part.
|
On retrouve des couples de danseurs en Bretons, des enfants
costumés. Il était courant à
l’époque de marquer les
événements familiaux en faisant appel au
photographe et de sortir quelques cartes, à destination de
la famille. Ce sont les fameuses cartes-photos, souvent non
situées, ne portant pas le nom de
l’éditeur, mais qui font la joie des
collectionneurs. Ce sont souvent des documents intéressants
(mariage, fête, première voiture, vitrine de
magasin, équipe de football, inauguration, visite de
personnalité, lancement de bateau, etc.)
 |
Vendeuse de sardines : "A la fraîche ! A la sardine
fraÎche!"
Photo
H. Laurent. Coll.
Part. |
A son décès, on trouva chez Henri Laurent
beaucoup de plaques de photos, dont certaines
n’étaient pas éditées.
C’est ainsi que nous avons pu découvrir le passage
d’un montreur d’ours à Port-Louis (Cf.
Chronique
port-louisienne n°19).
- 1914
– 1920.
Déjà certains éditeurs, comme H.
Laurent, vivent un peu sur leur stock et cherchent à
commercialiser leur fonds. Les photos et prises de vue sont de moins
bonne qualité. On fait des vues
générales, et des clichés qui flattent
l’intérêt du touriste, des gens de
passage. On notera la sortie de la carte sous le label Editions Laurent
Nel. On y reprend des clichés d’avant 1914,
certains sortiront en sépia (papier de couleur marron, voire
bleu).
C’est une période plus mystique pour H. Laurent.
Il photographie beaucoup de chapelles, de fontaines, de calvaires. Il
éditera également beaucoup de cartes sur les
costumes bretons.
 |
H. Laurent
et son épouse
aimaient beaucoup
porter le costume breton
et nombreuses cartes les
représentent tous les deux.
Ed. Laurent - Coll. Part. |
 |
|
Nous
trouverons plusieurs cartes en compagnie de
M. et Mme Théodore Botrel avec qui ils étaient
amis.
plusieurs cartes, représentant des poèmes de
Théodore Botrel, sont illustrées par des photos de
H. Laurent dans les années 1910.
Petite anecdote : il se dit que Théodore Botrel
était
très sourcilleux pour donner son "bon à tirer".
|
 |
|
Théodore
Botrel, sa femme et
Jeanne Nel
Coll. Part.
|
M. et Mme
Laurent étaient également amis de
l’historien Henri-François Buffet.
- 1945
- 1949. Pendant la guerre M. et Mme Laurent
vécurent à Rennes. M. Laurent s’occupa
d’œuvres et il fut notamment président
des “Blessés de la Guerre”. A la fin des
hostilités, ils revinrent à Port-Louis
où Henri Laurent continua la commercialisation des cartes
postales d’avant guerre. Il réalisa peu de
rééditions et a toujours assuré
lui-même la distribution de ses cartes.
Il
parcourait la Bretagne en voiture et alimentait en
cartes les bistrots et les épiceries sur depittores-
ques "tourniquets". |
On
retrouve sur deux ou trois cartes postales, à
diverses époques, les différentes voitures qui lui
ont appartenu. |
 |
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Cour de
ferme. Photo H.
Laurent. Coll. Part.
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Les
Pâtis. La voiture d’H. Laurent. Coll. Part.
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Témoignage
Mes
souvenirs de gosse, dans les années 1955 - 1960, me
rappellent, dans la rue de la Citadelle, ce personnage familier,
âgé mais alerte, grand, mince, souvent
habillé d’une blouse grise, sortant de sa petite
voiture à deux places. Sa femme, l’accompagnait
toujours.
Ils étaient suffisamment présents dans le
décor familier des rues de Port-Louis, pour attirer mon
regard d’enfant, de même
qu’Henri-François Buffet que nous croisions
régulièrement lors de ses promenades le long des
remparts (aujourd’hui appelé Promenade
Henri-François Buffet). Il marchait d’un bon pas,
portant chapeau, les mains derrière le dos, souvent seul ou
accompagné par sa sœur qui le suivait toujours de
quelques pas. Henri Laurent et H-F. Buffet s’y rencontraient
souvent et entamaient de longues conversations.
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Vue prise de Kerzo
Ed.Laurent-Nel,
signée Loïc. Coll.
Part.
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Puissent ces quelques lignes vous inviter à
découvrir la Carte Postale, dans les albums de famille, au
sein des clubs de collectionneurs, dans les musées,
à travers des expositions. Pour tous ceux qui
s’attachent à l’histoire des gens et des
choses, la carte postale est un document irremplaçable.
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