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(1904 - 1973) HorlogerQuelques anciens Port-Louisiens se souviennent encore de Daniel Vachey. Il avait choisi de s'installer à Port-Louis comme horloger en 1930. C’est dans la boutique "Au Tic Tac", située dans la Grande Rue, aujourd'hui devenue "La Chambre Noire", qu’il passa plus de 20 ans, et c'est dans l'arrière-boutique, qu'en 1938 il commença l’œuvre de sa vie, son horloge astronomique. Horloger, photographe, il représentait également la maison Philips et fut l’un des premiers à avoir un poste de radio de cette marque. Travaillant en solitaire dans l'ombre de son atelier, il était sociable et participait beaucoup à la vie de la cité. Il fut un membre actif du Foyer laïque où durant plusieurs années il mena la troupe de théâtre. Certains Port-Louisiens se souviennent encore de sa prestation dans l'opérette "Pistache" en 1950 .![]() Daniel Vachey a présenté à cette époque au Foyer laïque, un théâtre de marionnettes dont le héros "Veste rouge" faisait le bonheur des tous petits. Président du comité des fêtes, il fut l’un des artisans du succès de la grande fête des Mouettes qu'il anima durant plusieurs années. Il vendait des cartes postales sous son propre nom. Elles ont été tirées avant la guerre, de 1935 à 1939. Il réalisait les photos lui-même : - deux séries de six cartes de Port-Louis, sépia et bleutées : six ne portent aucune mention d'éditeur, six la mention "CIM", - également deux séries de six cartes : l'une en noir, l'autre en couleur (collection Vachey Editeur GABY), - et enfin enfin un carnet dépliant de dix vues couleurs (Edition Vachey Imprimeur) et mention "CAP", Compagnie des Arts Photo Mécaniques, Paris et Strasbourg. Chacune de ces photos témoigne de l’époque : Port-Louis d’avant et après guerre. Sur l'une des photos, on entrevoit la base de sous-marins. Daniel Marius Vachey, né à Paris le 16 juin 1904, est hospitalisé à Berck, dans un plâtre, de 1911 à 1924. Pour se distraire il construit et crée des machines jouets avec un meccano et des mécanismes d’horlogerie. Sorti de l’hôpital, il travaille dans une fabrique de jouets scientifiques, mais sa santé et son goût le poussent à faire son apprentissage à l’école d’horlogerie d’Anet où il s’inscrit en 1925 et trouve une vocation. "Farceur mais grand travailleur, il réussit dans tous les domaines, et remporte de nombreux prix pour ses réalisations. Il finit en 1928 avec la médaille d’or et mention Très Bien. " Jusqu’en 1930, il fait son tour de France en passant par Evreux, Toulouse et Saint-Cast. Puis il se marie cette même année avec une ancienne élève de l’école d’horlogerie d’Anet, Flora Le Franc et vient s’installer à Port-Louis dans le magasin "Au TicTac" dans la Grande Rue. Il présente ses réalisations aux concours et expositions, où il est primé, et reçoit en 1956 la distinction d’Officier d’Académie pour services rendus à l’enseignement technique. Entre temps il s’est attaqué à l’œuvre de sa vie, son horloge astronomique, à laquelle il a consacré tous ses loisirs. Commencée en 1938, elle est terminée en 1967. Il en a conçu et fabriqué toutes les pièces – plus de 3200.
La carte céleste donne à tous les instants la position des étoiles dans la portion visible du ciel à Port-Louis. Dans la partie concernant les automates, le tableau animé des marées montre un bateau passant devant la citadelle de Port-Louis alors que la mer monte ou descend en découvrant les rochers. Les costumes du bal breton sont ceux de Lorient, Pont-Aven, Pont-L’Abbé, Plougastel-Daoulas, et Pontivy. Les musiciens au centre battant la mesure avec leurs sabots. Le coq est en bois et a la queue et les ailes articulées, il lève aussi la tête, ouvre le bec, pendant qu’un soufflet expulse de l’air sur une lame vibrante. Il n’a pas oublié le zodiaque dont les signes sont bien visibles sur le cadran du Planétaire.
Qu’est devenue cette horloge ? Une incursion sur Internet nous entraîne au Musée International de l’Horloge de La Chaux-de-Fonds, près de Neuchâtel en Suisse, où nous retrouvons l’horloge et apprenons qu’elle a été achetée en 2001 et qu’elle n’est pas en état de marche, mais que des actions sont en cours pour réunir des fonds qui permettront sa restauration.
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