La
seigneurie de Tréfaven, qui signifierait les trois
fayards (trois hêtres), appartenait au moyen âge
à l’ensemble administratif du Kemenet
Heboé. Cet ensemble fut démembré par
le duc de Bretagne en 1288 pour former trois fiefs : La Rochemoisan,
Pontcallec et Léon-Tréfaven.
Ce dernier fut la possession des seigneurs de Léon.
Hervé V de Léon,
décédé en 1306, est en effet, seigneur
de Léon et de Tréfaven. Il y existait
vraisemblablement un castel qui était le siège de
la juridiction de Léon laquelle persista jusqu’au
XVIII° siècle.
Elle entra dans la famille de Rohan à la suite du mariage
d’une Jeanne de Léon avec Jean I de Rohan. A sa
mort en 1396, ce dernier est dit vicomte de Léon et de
Tréfaven. Un de ses descendants Louis II, (1457-1508)
construisit la collégiale de
Guéméné et fortifia le
château de Tréfaven. |
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| Plan de Langlade - 1719 |
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Ce château était chargé d’assurer la
sécurité et la surveillance des bateaux remontants le
Scorff. Il fut donné en fief à différents membres
de la famille de Rohan (évêque, cadet). La famille le
loua, en 1730, à la Compagnie des Indes pour en faire un
dépôt de poudre. Il a accueilli les partants pour
l’Amérique, les bagnards. A cette époque, y eurent
lieu plusieurs révoltes. Après la faillite de la
Compagnie, la Marine en repris la location.
Au moment de la faillite vers 1780 du prince de
Guéméné, il fit partie de l’ensemble acquis
par le roi Louis XVI. Devenu possession de la Marine royale, il
redevint poudrière jusqu’à nos jours.
Au cours des siècles, il a subi des transformations, des
mutilations, malgré tout, il reste l’un des rares vestiges
des XVI° - XVII° siècles subsistant dans la
région lorientaise.
En raison de son ancienneté,
antérieur à la création de Lorient,
il est nécessaire de le conserver dans le patrimoine de la région.