Marquise de Sévigné
(1626 - 1696)

Marie de Rabutin-Chantal



Née à Paris en 1626, Marie n'a qu'un an et demi lorsque son père, baron de Chantal, périt dans un combat contre les Anglais. Elle n'a que 7 ans au décès de sa mère, Marie de Coulanges.

Elle reçoit dans sa famille une éducation soignée et apprend le latin, l'espagnol, l'italien...

Elle épouse à l'âge de 18 ans, à Paris, le marquiq breton Henrie de Sévigné, séducteur mais dépensier, qui trouve la mort dans un duel, la laissant veuve à 25 ans avec ses deux enfants, Françoise Marguerite, née à Paris en 1846, et Charles, né en 1848 au manoir des Rochers, à six kilomètres de Vitré.

Elle vit entre Paris, où elle fréquente la société en vue de son époque (l'intendant Fouquet, le cardinal de Retz, madame de la Fayette, le duc de la Rochefoucauld, le duc de Chaulnes...) et la Bretagne, où son mari lui a laissé terres et manoir.
Portrait

C'est accompagnée du duc de Chaulnes qu'elle répond à une invitation du duc de Mazarin à déjeuner à la Citadelle en 1689.

Dans une lettre adressée à sa fille, elle écrit :
"Nous avons fait depuis trois jours le plus joli voyage du monde au Port-Louis
qui est une très belle place...toujours cette belle pleine mer devant les yeux....".


Elle est venue sans doute plusieurs fois dans notre ville, car elle précise dans cette même lettre :
"... au Port-Louis...dont la situation vous est connue...".

Nous pouvons voir dans le livre d'Henri-François Buffet, page 275, intitulé "Vie et Société au Port-Louis des Origines à Napoléon III" , une photo de la maison de la rue des Dames où elle a, dit-on, séjourné.

Madame de Sévigné a laissé environ 1500 lettres écrites à ses amis : au comte de Bussy-Rabutin, à monsieur Moulceau, à monsieur de Coulanges, à monsieur de Pompone, à son fils et surtout à sa fille installée, devenue comtesse de Grignan, en Provence. Elle y relate dans un vocabulaire simple et alerte, les potins de la cour et ses impressions de la vie quotidienne sur une période de 24 années (1671 - 1695).


Elle meurt de la petite vérole, âgée de 70 ans, chez sa fille à Grignan, en avril 1696.

  CF. Chroniques Port-Louisiennes n° 9 et Refonte n° I.