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On en sait peu de
choses, si ce n'est que la rade du
Blavet
faisait partie de la province des Vénètes.
L'hypothèse a été avancée
(entre quelques
autres d'ailleurs) de situer, sous l'actuel Port-Louis, la
célèbre bataille navale de César
contre les
Vénètes, en 56 avant J.C.
Il
est en effet très probable qu'à cette
époque,
l'emplacement de la citadelle était occupé par un
éperon barré, tel qu'il en a existé
sur de
nombreux promontoires de Bretagne.
César,
dans " La Guerre des Gaules " (III,12), en a
donné la description suivante :
"Telle
était la disposition de la plupart des places de l'ennemi,
que,
situées à l'extrémité de
langues de terre
et sur des promontoires, elles n'étaient accessibles ni
à
pied, quand la marée était haute (ce qui arrive
deux fois
par jour, de douze en douze heures), ni aux vaisseaux qui se trouvaient
à sec quand la mer se retirait. Ainsi le flux et le reflux
empêchaient également d'assiéger leurs
places"
![]() La toponymie est souvent la seule à garder le souvenir de ces fortifications primitives, tel le nom de "er goh kastel" (le vieux château) qui désignait encore, à la fin du XIXè siècle, la pointe est de l'actuel marais de Pen-Mané, au nord du village de Kervern. Connu sous le nom de Vieille Tranchée, un retranchement dont l'origine se perd dans le temps coupait l'isthme de la presqu'île du Port-Louis, dans l'axe de l'actuelle rue du Port. Le port de Blavet était le lieu d'un commerce maritime très actif. En témoignent quelques amphores draguées, au large de la côte, par des pêcheurs, dont une, en 1867, entre les Errants et Gâvres. Cette activité maritime sera d'ailleurs confirmée par César lui-même qui écrira, à propos des Vénètes : "Ce peuple est de beaucoup le plus puissant de toute cette côte maritime: c'est lui qui possède le plus grand nombre de navires et sa flotte fait le trafic avec la Grande-Bretagne; il est supérieur aux autres par sa science et son expérience de la navigation ; enfin, comme la mer est violente et bat librement une côte où il n'y a que quelques ports, dont ils sont les maîtres, presque tous ceux qui naviguent habituellement dans ces eaux sont leurs tributaires". (G.G, HI,8)
Motifs celtiques
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