19ème siècle : développement de l'urbanisme

Le Premier Empire a eu peu d'incidence sur Port-Liberté. La seule création napoléonienne fut le portail d'entrée de l'hôpital maritime, établi dans l'ancien couvent des Récollets, depuis 1795.

Une anecdote du Premier Empire : fidèle aux idées du jour et peut-être nostalgique de son passé militaire, Port-Liberté songea à prendre le nom de Port-Napoléon, à l'instar de Pontivy devenu Napoléonville et de la Roche-sur-Yon devenu Napoléon-Vendée. L'Empereur, par la voie de son ministre de l'Intérieur suggéra de "reprendre le nom du Port-Louis" (1807). Cela ne se fit qu'en 1814 à l'avènement de Louis XVIII.

les bains
les premiers bains - coll. part.
Par contre, Port-Louis eut deux fois la visite de Louis-Napoléon Bonaparte, la première fois en 1836, en qualité de prisonnier à la citadelle, la deuxième fois en 1858, en qualité d'Empereur des Français.

Les royautés, les empires, les républiques passent ... Port-Louis a deux préoccupations :
  • le lancement des Bains de mer, sous l'impulsion de la reine Marie-Amélie, en 1837. Construction d'un établissement de bains, d'un hôtel, percement de la poterne des bains (1847), donnant accès à la plage alors appelée "les Grands Sables" ;

  • l'extension des activités de pêche et de conserveries ; celles-ci s'exerçaient depuis longtemps (il y avait des presses à sardines sous Louis XIV) mais l'amélioration des techniques de pêche et la découverte des conserves à l'huile et des procédés de stérilisation ont donné un élan considérable à ces activités utilisant une abondante main d'oeuvre.
Ce siècle est aussi celui de l'urbanisme :
  • construction de fontaines (fontaine Notre-Dame) et aménagement de lavoirs (lavoir des Poullo 1839; lavoir de Locmalo 1878) ;
  • de halles sur la Place du Marché (reconstruites en 1848, elles ont été détruites en 1971) ;
  • édification de la Petite Poudrière en 1817 ;
  • mais surtout aménagements portuaires : reconstruction ou prolongation des quais, môles et jetées des ports de la Pointe et de Locmalo, édification de la Criée à Locmalo en 1889.
La criée de locmalo
au début du 20ème siècle
coll.part.

Mais on peut regretter aussi des destructions dont l'utilité est loin d'être évidente :
  • arasement du front de terre : butte de Pen-Run (1863), Grande-Porte, Grand-Bastion, Bastion Saint-Pierre (1881-1882)  ;
  • remplacement du pittoresque quartier de la Pointe (maisons incluses dans les fortifications) par la Promenade Paubert ;
  • remplacement de la chapelle Saint-Pierre du XVIème siècle par l'austère édifice actuel (1860).