Jean-Baptiste Colbert
(1619 - 1683)

Dit le grand


Colbert naquit à Reims dans une famille de commerçants.

Après des études dans un collège de Jésuites, il s'initia aux affaires à partir de 15 ans, en faisant des stages dans une banque, chez un notaire, chez un procureur. En 1640, son père lui acheta la charge de commissaire ordinaire des guerres. A ce titre, il effectuait des déplacements à travers toute la France pour vérifier l'effectif et l'équipement des garnisons. Rigoureux dans son travail, il devint commissaire du ministre de la guerre, grâce à l'appui de Michel Le Tellier, un cousin de son père.

En 1648, Colbert épousa une riche héritière. Pendant la Fronde, Mazarin, en exil, en fit son intendant chargé de gérer ses biens et le garda à son service quand il retrouva son poste de Premier Ministre. Colbert sera un des artisans de la disgrâce de Fouquet, surintendant des Finances, qu'il remplacera d'ailleurs.

Il mit au point le mercantilisme, type d'économie nationale dirigée consistant à prévoir les dépenses et à les équilibrer par les taxes et impôts et par une balance commerciale bénéficiaire. Pour ce faire, il développa la circulation dans le pays (construction de routes et de canaux), les manufactures d'état, encouragea les sociétés commerciales et la politique coloniale, développa la marine.

L'ascension de Colbert s'accompagna d'un très confortable enrichissement. Son népotisme était indubitable : ses frères devinrent lieutenant général des armées, ambassadeur, évêques et quatre de ses sœurs furent abbesses.

Colbert eut dix enfants. Il maria ses trois filles dans les plus hautes familles de la noblesse, prépara son fils aîné à sa succession et destina les cadets à de hautes fonctions religieuses, militaires ou administratives.

Malgré une affection rénale qui le fit souffrir pendant des années, Colbert poursuivit un travail acharné jusqu'à son décès, à l'âge de soixante-quatre ans, le 6 septembre 1683.