Yves-Marie BRANTHOME

(1763 - 1833) 

Abbé chimiste





L'exil fit, de ce port-louisiien, un célèbre chimiste

Après des études brillantes, Yves-Marie Branthome, né à Port-Louis en 1763 dans une famille de petits commerçants, est devenu secrétaire de l’évêque de Vannes, et le suivit à Paris où il s’initia à la Chimie.

Emprisonné comme prêtre réfractaire en 1792, il fut relâché rapidement et trouva refuge à Toulon où il travaillait dans une pharmacie quand la ville fut prise par les Anglais qui l’emmenèrent en Italie...

En 1796, il retrouva son évêque sur les bords du lac de Constance. Travaillant pour un pharmacien de Zurich, il put s’échapper au moment de la prise de la ville par Masséna en 1799.

Réfugié dans un monastère en Autriche, il rentra en France après le Concordat de 1801. Sa réputation de chimiste lui obtint un poste au Lycée de Marseille, puis en 1804 au Lycée de Strasbourg où il enseigna aussi les Mathématiques.

certificat chimie de Branthome

A la création de l’Université de Srasbourg en 1809, la chaire de Chimie lui fut confiée, et ses cours appliqués à l’industrie, ouverts aux ouvriers et industriels remportaient un grand succès.

Devenu tuteur des enfants de sa sœur, il continua d’aider sa famille restée à Port-Louis dans la maison natale de la rue de la Citadelle (approximativement à l’emplacement de l’actuel Collège St Pierre) jusqu’à sa mort à Strasbourg en 1833.