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L'abbé
Joseph Blarez
(1887
- 1940)
Historien
de Port-Louis

Port-Louisien
d’adoption, il est né à
Lorient le 19 juin 1887 dans une famille de la bonne bourgeoisie, issu
du côté de sa mère de la vieille
noblesse
poitevine, et, disait-il, du côté de son
père,
d’un descendant d’un soldat du premier Empire,
d’origine espagnole qui était venu
s’établir
à Lorient.
Après avoir été ordonné
prêtre en
1910, J. Blarez a fait deux années
d’études
couronnées par le doctorat de Théologie chez les
Pères Dominicains à Rome. De retour dans son
diocèse, il est nommé vicaire à
Surzur. Il y reste
quatre mois avant d’accepter le ministère
paroissial
à Port-Louis qui le rapproche de sa famille.
D’emblée il s’intéresse
à
l’histoire de la ville et ses paroissiens peuvent la
découvrir, mois après mois, à la
simple lecture du
bulletin paroissial, L’Écho de
Notre-Dame de l’Assomption dont il
s’est chargé.
La guerre de
1914-1918 vient interrompre ces activités
et c’est sur le front que ce jeune prêtre exerce un
tout
autre sacerdoce. Mobilisé comme infirmier dans une ambulance
du
front, il passe bientôt sur sa demande au 65e
régiment
d’infanterie pour y remplir les fonctions
d’aumônier
bénévole et fait toute la campagne.
Gazé devant
Vouziers, il est décoré de la Croix de Guerre.
De retour à Port-Louis, l’abbé Blarez
reprend son ministère et ses recherches.
En 1923, il est
nommé premier vicaire de la
cathédrale de Vannes. Il forme des religieuses et prend en
charge le catéchisme des jeunes, puis se voit confier les
œuvres féminines de la paroisse, en particulier
les
syndicats. Ensuite il devient prêtre diocésain des
infirmières catholiques et des Fleurs de Lys. Il prend la
direction de l’œuvre des malades, ainsi que des
œuvres de presse et de lecture.
Il adhère à la Société
Polymathique du
Morbihan où il se montre très actif et
s’impose par
son érudition.
En 1935, il devient
recteur de la nouvelle paroisse de Sainte
Jeanne d’Arc à Lorient, avec la dignité
de
chapelain épiscopal. Il construit le clocher, muni de
cloches
électrifiées, fait poser le
maître-autel, les
stalles, les vitraux, le mobilier de la sacristie, et surtout, il
transforme la vieille église Sainte-Brigitte en
école de
garçons, mettant en pratique la parole de Pie XI :
«
Quand vous arrivez dans une paroisse, bâtissez
d’abord une
école avant de bâtir une
église ;
et quand il
faudra fermer quelque chose, fermez d’abord
l’église,
et
s’il le faut, vous fermerez
ensuite
l’école ».
Après
deux années de rectorat, Joseph Blarez est
promu en octobre 1937, chanoine honoraire, curé-doyen
d’Hennebont, et recteur de la basilique Notre-Dame du
Paradis.
N’ayant rien à ajouter à la basilique
dont la
galerie ajourée venait d’être
achevée, il
l’orne de statues, embellit le square, fait
électrifier
les cloches, et s’attache à promouvoir le culte
eucharistique et le culte marial. Il visite les écoles et
soutient l’enseignement de l’Institution Notre-Dame
du
Vœu. Il crée un atelier professionnel dans
l’école des garçons et des classes de
pensionnat
dans les locaux de l’hôpital.
« Homme
de goût et esprit vif,
écrivain distingué et conférencier
très
apprécié »,
c’est
ainsi
qu’il apparaît aux lecteurs de la revue de la
Société d’Histoire et
d’Archéologie de
Bretagne, qui lui consacre une rubrique en 1941.
Parmi ses nombreux
écrits, citons :
- Les
Chevaliers de l’Arquebuse
et chevaliers du serpent d’or (1924) ;
- La
citadelle de Port-Louis (1925) ;
- Un
Corsaire Port-louisien, « La
Toison d’Or » (1925) ;
- Armoiries
et portraits des évêques
de Vannes (1929 et 1931) ;
- Quelques
manuscrits de
la Chartreuse d’Auray ;
- une
plaquette
sur la basilique d’Hennebont (1939).
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Le 19 mars 1940,
à l’âge de
53 ans, il décède subitement dans sa paroisse
pendant la
préparation des fêtes de Pâques. Ses
funérailles furent imposantes par l’affluence de
ses
paroissiens et des prêtres qu’il avait
côtoyés. Il est enterré à
Lorient, au
cimetière de Carnel.
L’abbé
Blarez avait deux frères, l’un commandant,
l’autre commissaire de Marine.
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A. Pettorelli et M. Richard
Bibliographie
D’après
plusieurs notices biographiques
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