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La citadelle et les remparts
Les
fortifications de Port-Louis ont une renommée nationale et
représente un exemple significatif des systèmes
défensifs antérieur au système de
Vauban.
Ces défenses se répartissent en trois pôles remarquables : |
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La
citadelle
Elle présente aujourd'hui un aspect extérieur particulièrement impressionnant et les restaurations successives (tuiles-canal sur la porte de la demi-lune, réfection des échauguettes, parements des bastions en granite) participent à souligner la beauté des lignes et des volumes. Edifiée par les Espagnols à partir de la fin du XVIème sous le nom de "Fuerte del Aguila", à moitié démolie au début du XVIIème, complétée et, enfin, achevée en 1642, elle est l'élément clé de la défense de la rade. (cf histoire)
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Les remparts
![]() Au milieu du
XVIIème siècle une enceinte
fortifiée
est bâtie. Elle entoure la presqu'île, une
quarantaine
d'hectares dont la ville n'occupe que le tiers. Cette enceinte est
composée de trois parties distinctes :
Les maisons de la rue de la Pointe sont démolies plus tard pour établir un véritable rempart du côté du port. Mais en raison de l'évolution des armes et des techniques, les militaires abandonnent à la fin du XIXème siècle la plus grande partie des fortifications. Celles de la rue de la Pointe sont transformées en promenade urbaine plantée ; le front de terre, acquis par la ville, est démoli en vue de créer du terrain à bâtir. L'ensemble du front de mer, au sud, entre la citadelle et le bastion du Papegaut, demeuré presque intact, présente un aspect particulièrement spectaculaire. |
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Les bâtiments logistiques ![]() Les deux poudrières situées à l'intérieur du front de mer sud, l'une à peu près au niveau de la tour de Nesmond, qui date de 1750 ; la seconde plus petite à proximité du bastion du Papegaut. La grande poudrière de 1750 est un édifice magnifique, par son décor et sa structure. Son environnement est constitué par l'hôpital des Récollets, le lavoir et la fontaine qui forment un ensemble unique pour la visite. |
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Une
grande réjouissance très populaire qui dura
près
de deux siècles, de 1575 à 1770, était
celle du
tir du papegaut ; à l'origine destiné
à maintenir
une milice entrainée ; elle avait lieu, chaque
année, le
premier dimanche de mai. ![]() Le privilège du papegaut, car c'était un privilège, avait été accordé par Henri III aux habitants de Blavet par ses lettres d'avril 1575 et de mai 1577. Le papegaut était un perroquet de bois planté au haut d'un mât et qu'il s'agissait d'abattre d'un coup d'arquebuse. Le tireur qui réalisait cet exploit recevait le titre de " roi " et avait le droit "d'amener, vendre ou faire vendre et distribuer par menu détail", au dit Blavet, 20 tonneaux "de vin d'un tel crû et pays qu'il [aviserait], franc, quitte et exempt de tous tributs, impôts et billot". Henri III, par deux fois, l'avait fixé à 36 tonneaux. La Chambre des Comptes de Bretagne avait réduit ce droit à 20 tonneaux. Par arrêt du 7 mai 1770, Louis XV supprima cette vieille institution, estimée désuète, et "pour les habitants, un objet de dépense, de dissipation et de dérangement, une occasion de querelles, de procès et d'accidents funestes.". La somme du Privilège dévolu au PAPEGAUT servit alors à l'entretien des enfants "trouvés" élevés par l'Hôpital. |