Au moment de son
décès survenu à Lorient le 24
septembre, le "Nouvelliste du Morbihan" des 24 et 25 septembre 1925,
retrace sa
carrière dans un court article, relevé par Lucien
le Pallec. Une notice
du capitaine de frégate Pascal Cognet, rédacteur
de la revue "Marine"
nous apporte des précisions sur ses embarquements :
Georges est entré dans la Marine à Toulon à 18 ans. A sa sortie de l’Ecole navale, il devient officier sur le Borda, puis il est nommé aspirant le 10 mai 1891 sur l’Iphigénie, et, en 1892, second d’escouade sur la frégate école Melpomène. Enseigne de vaisseau le 31 octobre 1893, il rejoint l’Aréthuse comme officier de quart. Chargé de l’artillerie légère et d’une compagnie de débarquement sur le Dévastation en 1895, il passe l’année 1897 sur le Troude dans cette même spécialité. En 1898-1899 sur le Galilée, il est officier de manœuvre, et devient lieutenant de vaisseau sur le transport Isère le 27 octobre 1900. Il navigue de 1901 à 1905 sur le croiseur rapide Châteaurenault, puis en 1906 sur le vaisseau école Couronne où il est chargé d’une escouade d’apprentis et est blessé lors d’un accident de tir au canon. Il devient officier canonnier sur le Justice en 1907, puis suit les cours de l’école supérieure de Marine en 1909, et passe à l’Etat-major à Toulon en 1910, comme attaché. En 1911-1912, il est rattaché à la Division navale de Tunisie, et en 1913, il se trouve chargé des questions d’artillerie au ministère de la Marine à Paris. Il prend part à la guerre. Nommé au grade de Capitaine de Frégate le 13 novembre 1914, il commande en janvier 1915 le premier Régiment de canonniers marins en Woëvre (Meuse), près de Commercy, où il est grièvement blessé par plusieurs éclats d’obus. Promu chevalier de la Légion d’honneur, il prend le commandement du croiseur Du Chayla en 1916, puis celui du Pothuau en 1918. Il se trouve au ministère de la Marine à Paris en 1919-1920, au grade de Capitaine de Vaisseau le 18 janvier 1920 et chef du 3ème bureau d’Etat-major général. Il navigue encore et commande en 1921-1922 sur le croiseur cuirassé Montcalm avant d’être attaché à la personne du Président de la République en 1923. Il est promu Contre-amiral le 7 juillet 1923. En 1924-1925, il est nommé commandant du secteur maritime de Brest, en charge des Frontières maritimes de l’Atlantique. Il décède le 24 septembre 1925, étant en activité, à l’hôpital maritime de Lorient, des suites d’une néphrite. La cérémonie mortuaire eut lieu le samedi 26 septembre 1925, son corps a été acheminé à Port-Louis par voie maritime. Le Contre-amiral Duc était commandeur de la Légion d’Honneur. Il était célibataire.
Les archives
paroissiales rapportent les faits qui ont valu sa
notoriété à Georges Duc pendant la
guerre :
La famille de Georges Duc ![]() Georges est
né le 2 septembre 1870 de l’union
d’Eugène Duc et d’Aglaé
Cougoulat.
- Les frères et soeur de Georges Duc - Paul Hippolyte, son frère aîné, né en 1865 à Lorient, a fait la guerre dans la Marine à Lorient et a terminé sa carrière comme Capitaine de Frégate. Marié avec une demoiselle Le Blanc, il eut deux garçons : - L’aîné, Charles Raymond Edouard Joseph, né en 1894 à Breuil-le-Vert et décédé au Vésinet, entra dans la Marine à Toulon en 1913 et était Capitaine de Vaisseau au début de la guerre de 1940. Il fut prisonnier à Nuremberg, puis, après guerre, devint Amiral des pompiers de la Marine de Toulon. Après avoir quitté la Marine, il fut cadre de l’entreprise Schneider. Il était officier de la Légion d’Honneur. - Le cadet, Jean Louis Henri, né en 1903 à Port-Louis, devint « commercial » et vécut à Angers. Ils gardèrent la maison de la rue de la citadelle, face à l’étude, jusqu’en 1963. Ils ne sont pas revenus à Port-Louis et sont sans descendance. - Gabrielle Marie, sa sœur née en 1867, à Port-Louis, n’a pas laissé de traces. - Pierre Joseph, son frère cadet né en 1875, à Port-Louis, pas davantage. - La famille Duc A la mairie, les registres de l’état-civil comportent bien l’acte de naissance de Georges Emmanuel Joseph Duc, il est le quatrième enfant d’Eugène Joseph Duc, notaire à Port-Louis, âgé de 38 ans, et de Aglaé Marie Elise Cougoulat, 35 ans, tous deux domiciliés rue de la Citadelle à Port-Louis. Le couple eut quatre garçons et une fille, le fils aîné mourut à l’âge de 9 ans et est enterré dans la même tombe que l’amiral, son nom est gravé au-dessus, sur la plaque. En remontant le temps de l’état civil, la famille se dessine. Le grand-père Jean Marie Joseph Duc, originaire de Pont-Scorff, marié avec Sophie Dupé dont la tombe N°53 porte le nom, était déjà notaire royal à Port-Louis. Son fils Eugène Joseph, également né à Pont-Scorff, travaillait avec lui comme clerc (recensement de 1856) et reprit la charge de notaire en 1858. Il se maria avec Aglaé Cougoulat en 1863, elle était fille d’un autre notaire de Port-Louis. Eugène garda l’étude jusqu’en 1900. Les registres du cadastre de 1837, relevés par G. Dieul, montrent que la famille possédait plusieurs terrains et maisons en ville, en particulier rue de la Citadelle, l’une, là où se trouve l’étude actuelle, l’autre, en face, qu’il fit construire avant 1848. - La famille Cougoulat L’acte de mariage de 1822, entre Jean Marie Cougoulat et Aglaé Bonnefoy, permet de situer les familles. Olivier Mathieu le père de Jean Marie, marié à Marie Anne Guillevin sa mère, était notaire royal et avocat à Hennebont. Jean Marie Cougoulat exerça à Port-Louis de 1820 à 1840. Le couple vécut au N°18 de la Grand’Rue, et était peut-être allié aux Du Cartier de Saint-Georges qui possédaient autrefois cette maison. Actuellement, le château de Saint-Georges en Nostang est encore propriété d’une famille Cougoulat. Gabriel Bonnefoy, né à L’Ile-Achard (37), ancien Capitaine des garde-côtes et sa femme Onésime Nathalie Guérin, d’origine non connue, résidaient à Port-Louis au moment où ils marient leur fille. Aglaé est née à Yvetot (76) et une sœur cadette à Locmariaquer.
A. Pettorelli
L'Isère : ce bateau de transport
qui emmena les caisses contenant la statue de la Liberté, du
havre à New-York en 1885 pour le 100ème
anniversaire de
l'Indépendance des Etats-Unis, fut coulé devant
le port
de Locmiquélic en 1944 par les allemands. Cf Chroniques Port-Louisiennes,
été 1997. ENDA : Echo de Notre-Dame de l'Assomption. Archives
paroissiales, Port-Louis.
"Eugène garda l'étude jusqu'en 1900" : Archives Départementales 6E 5430 à 5442, 6E 20935
à 20978 et 6E 20210 à 20217. |