|
(1760 - 1826) Femme de lettres "Une
Port-Louisienne de
la
Révolution qui a gagné une renommée
littéraire par ses œuvres pour la Jeunesse encore
éditées à la fin du XIXe
siècle". C'est ainsi que nous la
présente H-F. Buffet dans Vie et
Société…, et dans Le Vieux Port-Louis Née
à
Lorient, le 19 janvier
1760, elle est la fille de Jean François Guillemaut de
Beaulieu,
officier de la Compagnie des Indes, issu d’une famille
originaire
de Saint-Malo et de Rennes, et de Jeanne Charlotte Lamy, née
au
Port-Louis. Elle a deux sœurs Marie Modeste et Marie
Françoise, nées en 1761 et en 1762 à
Lorient. Son
parrain est l'explorateur Marion Du Fresne, son oncle. Elle se marie au
Port-Louis le 27
octobre 1777
avec Jean Louis Mallès, alors officier de la Compagnie des
Indes, né au Port-Louis en 1748, dont la mère,
Marie Anne
Price est Port-Louisienne et le père Rochellais.
Après
avoir fait du commerce avec Saint-Domingue et les îles de
France
et de Bourbon, Jean-Louis Mallès arme, en 1784,
L’Aimable
Sophie pour six campagnes successives de pêche à
la morue.
Par ailleurs il est marguillier à
l’église
Notre-Dame. Le couple a huit enfants et occupe une maison rue
Corhliorho (dans l’actuelle école Sainte-Anne). En 1791, madame
Mallès
s'implique dans le mouvement révolutionnaire. Elle a
quitté
Port-Louis à une
époque inconnue, sans doute après le
décès
de son mari en 1793. Le 29 mars de cette année, leurs
marchandises et meubles sont mis en vente. Elle s'installe à
Lorient. Sa fille
aînée, Marie Modeste,
veuve de Jean-Charles Marin, officier, est installée
à
Angoulême à l’époque de la
Restauration, et
nous retrouvons Jeanne Sophie près d’elle, qui
ouvre, en
1820, à Nontron (Dordogne), une "maison
d’instruction
supérieure" (pensionnat) pour jeunes filles. Marie Modeste
en
reprendra la direction à la mort de sa mère,
survenue
à Nontron, le 26 avril 1825. Le petit-fils de Marie Modeste,
Charles Marin, a gardé des attaches avec la Bretagne, il
deviendra maire de Vannes. « Madame
Mallès de Beaulieu, a
été une femme de Lettres qui a connu un certain
renom au
XIXe siècle pour des "ouvrages pour l’instruction
et
l’amusement de la jeunesse.» (Grand Dictionnaire
Larousse
de 1873). Le Catalogue général des livres imprimés de la Bibliothèque Nationale de 1930 indique ses ouvrages avec leurs éditions et rééditions dont certaines sont posthumes ; certaines sont illustrées de nombreuses vignettes de M. FERAT dont un exemple ci-dessous.
![]() Lucas
et Claudine (1816, 2
volumes) — Contes d’une mère
à sa fille
(1817, 2 volumes) — Le
Robinson de douze ans (1818, 25
éditions et une traduction en portugais, une
édition illustrée en 1923) — Contes
à ma
jeune famille (1819) — Quelques scènes de
ménage
(1820, 2 volumes) — Le La Bruyère des Demoiselles
(1820)
— Geneviève dans les bois (1820) —
Lettre de deux
jeunes amies ou les conseils de l’amitié, ouvrage
destiné à l’amusement et à
l’instruction des jeunes personnes, (1820) —
Conversations
amusantes et instructives sur l’histoire de France (1822, 2
volumes) — La jeune parisienne au village (1823, le titre
porte
1824) — Instructions familières d’une
institutrice
sur les vérités de la religion pour disposer les
élèves à la première
communion (1824)
— La Petite société savante, ou
Entretiens de
quelques enfans sur les sciences qu’ils doivent
étudier
plus tard (ouvrage posthume… revu, corrigé et
augmenté par J.B.- J. Champagne (1834) — Lettre de
deux
jeunes amies, ou Leçons sur l’amitié
(2ème
ed. 1835) — Les Fables en action (1836) — La
Poupée
bien élevée (sans date) — La
Poupée bien
élevée, suivie de la Lanterne magique des petits
enfants
(1843) — Veillées amusantes, anecdotes morales
racontées à la jeunesse (1861).
|